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Chronique #1 Perfect World de Rie Aruga

Dernière mise à jour : 1 juil. 2023



Chers lecteurs et lectrices,


Pour ouvrir le cabinet de lecture, j'ai décidé de reprendre les chroniques qui étaient sur l'ancien site en attendant que je finisse mes lectures en cours et rédigent des avis plus récents.


Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler d'un manga qui, selon moi, mérite que l'on si attarde. Il s'agit du shojo Perfect World de Rie Aruga.

À vrai dire, il ne s'agit pas réellement d'un Shojo mais plutôt d'un Josei, connu pour ses intrigues plus complexes que celles des Shojo. Pour preuve, je vous laisse découvrir le résumé :



Résumé

"Sans toi, ce monde serait imparfait..." Tsugumi Kawana, 26 ans, travaille au sein d'une entreprise de décoration d'intérieur. Sa vie aurait pu se poursuivre sans heurts si, au cours d'une soirée professionnelle, elle n'avait croisé son premier amour : Itsuki Ayukawa. Le temps a passé depuis le lycée, et surtout, un drame a frappé le jeune homme, le laissant handicapé à vie. Certaine qu'elle n'aura ni la force ni l'envie de sortir avec un homme " au corps amoindri ", la jeune femme va pourtant sentir quelque chose changer en elle...

Perfect World, Rie Aruga, Edition Akata, 2016


Vous l'aurez compris, Perfect World traite du lourd et difficile sujet du handicap et de ce que signifie être handicapé dans la vie de tous les jours, dans les tâches qui nous paraissent les plus simples mais aussi, dans la possibilité d'une vie à deux.

Lorsque j'ai vu ce manga dans la librairie où je passe fréquemment, j'ai été attiré par la couverture. Elle est belle ; elle vous expose d'entrée de jeu le sujet dont il sera question, ne laisse place à aucun doute.

Puis j'ai lu la quatrième de couverture que vous avez vous aussi lu désormais, dans l'encadré ci-dessus, et vous serez d'accord avec moi,pour dire que ce résumé donne envie.



Un début difficile


La première impression que j'ai eu en débutant ma lecture a été... de la déception. Aïe !

Eh oui, j'ai eu un peu de mal avec l'entrée en matière qui m'a paru assez maladroite. Les retrouvailles ont été amenées de façon très directe mais surtout trop rapide. Sur la première partie du tome, j'ai eu l'impression que la mangaka avait eu envie de tout mettre tout de suite, un empressement qui a rendu l'histoire beaucoup moins fluide qu'elle aurait pu être. Certains dialogues ne me semblaient pas forcément couler de source, comme si l'on voulait forcer le sujet. Peut-être était ce le but recherché ? Faire ressentir le malaise de la personne en bonne santé face à celle en situation de handicap ? Maybe. Cela ne me semblait cependant pas nécessaire à certains endroits et a rendu ma lecture quelque peu...fragmentée.

Néanmoins, lorsqu'on arrive à la fin et que l'on apprend que cette histoire est la première de Rie Aruga à paraître en volume relié, et qu'elle était d'abord destinée à être un One shot, on peut largement lui pardonner ces quelques points négatifs, d'autant plus que le manga est loin de n'avoir que des défauts. Je dirai même le contraire. L'histoire est belle et émouvante. Certains passages m'ont mis les larmes aux yeux, m'ont donné envie de hurler d'indignation., J'avais envie d'entrer dans le livre et de crier "tout le monde à droit au bonheur !". Bref, il est loin d'être fade et sans émotion, et il mérite le détour.


Une histoire émouvante et poignante


En effet, la première impression passée, je me suis laissée petit à petit prendre dans l'histoire d'Itsuki. Bien que l'héroïne m'agaçait par moment - je dois bien l'admettre mais, ça, c'était surtout au début - le jeune homme, lui, était des plus touchant. Loin d'avoir traité le sujet uniquement en surface, Rie Aruga a su faire de ce personnage un personnage doté d'une vraie profondeur. Alors que le plus souvent, nous pourrions avoir tendance à souligner le fait que s'occuper d'une personne en situation de handicap est une réelle abnégation - et la question est soulevée dans ce tome et très certainement dans les suivants que je n'ai pas encore lu - on peut voir que lui aussi se sacrifie. Je ne vous spoilerai pas et vous le verrez de vous-même mais, Itsuki est la représentation même, à la fois du sacrifice et de la persévérance. Il ne veut pas avoir de regret, et ce, quel qu'en soit le prix, et par ces traits de caractère il a fait de ce tome une petite merveille.

Vous me direz : mais on lit l'histoire sous le point de vue de Tsugumi non ? Eh bien pas toujours, le tome est ponctué de petit passage où Itsuki est seul et où l'on peut voir la dureté de son quotidien.

Tsugumi reste en effet le personnage "principal" dans le sens où l'on est le plus souvent dans sa tête. Elle réalise petit à petit l'ampleur de ce que vit son premier amour au quotidien. Pourtant elle ne fuit pas devant les obstacles et elle est, sur ce point, admirable.


Pour résumer


Pour résumer, je pense que ce qui m'a réellement dérangé dans ce tome, c'est l'impression qu'il était trop condensé et que certains éléments auraient eu le mérite d'être présentés de manière plus subtiles ou, tout du moins, moins rapidement. Cela faisait penser à un enchaînement d’événements qui auraient pu être dispatchés sur plusieurs tomes. Certains sauts dans le temps n'étaient en effet pas très clairs mais, au final, cela n'a rien changé au fait qu'à la fin, je mourrais d'envie de savoir la suite !


Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me faire part de votre avis en commentaire. Je vous dis à bientôt pour un prochain article et vous souhaite une bonne lecture ! Kiss,

- Ali.


Ma note : 8/10



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